Le polar s’affiche ! Marguerite Duras 2012

Affiche du Polar s'affiche à Marguerite Duras

Exposition « Le polar s’affiche » à la médiathèque Marguerite Duras du 4 mai au 3 juin 2012 : Prolongations jusqu’au 24 juin !
Ils en parlent

Paris.fr

Magazine « En Vue » numéro d’avril/mai 2012

Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de venir voici le texte de l’exposition ainsi que des photos de l’événement :

Exposition en ligne

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Cette exposition est une sélection d’affiches de cinéma française de petit format, appelées « affichettes », qui datent de l’époque d’exploitation en salles de ces films.
Elles illustrent à travers le temps, la représentation des codes du Polar au cinéma.

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La première décennie des années 30 est illustrée par l’affichette « Scarface » qui est le côté face du dossier de presse consacré à la sortie française de ce film en 1933. Dessinée par Chanay, la composition est typique de cette époque avec un montage photos surplombant un très beau dessin aux couleurs vives rouges et noires.

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Les années 50 sont représentées dans cette exposition par deux affichistes majeurs : Boris Grinsson (« Infamie ») et Guy Gérard Noël (« Rapt au deuxième bureau »). Avec leur propre style, ils allient un dessin caractéristique et un choix artistique de couleurs dominantes utilisées pour installer l’ambiance du film.

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La grande richesse cinématographique des années 60 s’accompagne d’un épanouissement de l’art des affiches par la qualité du travail des affichistes et la diversité de leurs styles. On peut noter dans cette exposition, l’affichette très originale et vive « Scotland Yard contre le cercle rouge » illustrée par Constantin Belinsky dans son style très pur, ainsi que celle trèsdivertissante « Le dernier de la liste » réalisée par Boris Grinsson ou bien les superbes « Un soir par hasard » et « Bonne chance Charlie » de Jean Mascii.

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L’affichette de « Sherlock Holmes et le collier de la mort » (non signée) est très originale en reprenant les attributs du célèbre détective au chapeau « Deerstalker » et à la pipe mais en remplaçant habilement son visage par une empreinte digitale.

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L’année 1968, riche en bouleversements, est représentée par trois affiches très différentes. « La mariée était en noir » signée Ferracci avec un dessin tourmenté de Jeanne Moreau en noir et blanc. « Dans la chaleur de la nuit » (non signée) avec une explosion de couleurs chaudes et vives accentuant le dessin en ombres noires de la scène du crime et enfin « L’étrangleur de Boston » (non signée) avec le dessin symbolique des cases du cerveau du tueur en série joué par Tony Curtis hanté par ses scènes de crimes.

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Pour les années 70, on quitte la traditionnelle technique de la lithographie figurative pour traduire les tendances graphiques de l’époque avec l’ambiance colorée et violente de « L’inspecteur Harry » ou la touche art nouveau distinguée de « Chinatown ».

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Les années 80 marquent la quasi-disparition des affiches dessinées et le passage au montage photos systématique qui change l’imaginaire suscité par cet objet publicitaire. Un certain nombre de dessinateurs comme Casaro (« Le marginal ») ou Hurel (« Il était une fois en Amérique ») subsistent et perpétuent le savoir faire en s’adaptant aux nouvelles règles et contraintes de l’époque.

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Le dernier exemple est l’excellent « Mystic River » représenté par une photo inversée aux deux couleurs froides bleu et noir, des trois personnages principaux suscitant les clefs de lecture de cette histoire naviguant en eaux troubles…

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