Julie Harris

La maison du diable

1069

Réalisé par Robert Wise (1963). Toutes les informations sur ce film sur imdb

Le frisson ne peut que saisir jusqu’au plus profond de son être le spectateur dont le regard innocent se pose sur cette affiche extraordinaire, signée par le maître Roger Soubie.

En effet, l’œil du visiteur est en premier attiré par le visage pure et effrayé de la jeune femme au premier plan, qui fixe avec insistance le danger qui la guette. De la posture de sa tête jusqu’aux détails du dessin de ses yeux et de sa bouche, tous les éléments concourent à traduire la terreur qui paralyse ce personnage et donnent le ton de ce film célèbre réalisé par l’immense Robert Wise.

L’horreur redoutée par la belle, et qui capte toute son attention s’insère judicieusement dans la composition de cette affiche à l’autre bout de son regard. Une main de squelette semble descendre du ciel et pointe l’index de façon menaçante vers sa future victime, en proie désormais à la folie.

Le troisième élément qui capte enfin l’attention, est le décor majestueusement froid et torturé en arrière plan. La demeure, personnage principal du film, est représentée tel un château gothique fait de tours élancées effrayantes et froides, et se dresse au milieu d’une forêt d’arbres décharnés dont les branches frêles et maladives, donnent l’illusion d’une marée informe de mains déformées par la maigreur et le dessèchement, qui s’élèvent plaintivement vers le ciel. Cette vision fantomatique est renforcée par la quasi trichromie de l’affiche, qui emprunte ses effets de formes et de lumière au noir et blanc ainsi que l’impression générale de mort glaciale et de folie, à son bleu profond glacial et inquiétant.

Les principales clés de ce classique du film d’épouvante sont en place, il reste à pousser la porte du cinéma pour entrer, si le spectateur l’ose, dans l’univers fantasmagorique de la maison du diable avec Julie Harris, Claire Bloom, Richard Johnson, Russ Tamblyn et Lois Maxwell (connue en particulier pour son rôle de Miss Moneypenny dans James Bond).

À l’est d’Eden

J1071-2

Réalisé par Elia Kazan (1955). Toutes les informations sur ce film sur imdb

A film extraordinaire, affichette magnifique signée par le non moins talentueux Jean Mascii.

La composition, très simple, repose sur le portrait dessiné finement de la star mise en avant dans la phrase d’accroche en rouge et en haut de l’affichette : l’inoubliable JAMES DEAN. Le dessin au crayon est bicolore : noir et jaune. L’effet recherché de ce contraste simple et efficace, est certainement la mise en valeur crue de la beauté brute et sauvage de l’immense acteur James Dean. La pause du modèle, la tête posée dans l’encadrement d’une porte et le regard fixé dans le lointain, installe une ambiance tourmentée et grave, qui annonce à propos l’histoire développée dans le film.

L’utilisation d’une troisième couleur, le rouge, permet d’attirer le regard du spectateur vers la phrase d’accroche avec le nom de l’étoile d’Hollywood et le titre du film, dans une police avec un effet de relief très méditatif.

Julie Harris, Raymond Massey et Burt Ives complètent la distribution de ce film classique américain réalisé par Elia Kazan.

Affichette avant restauration :