Aventure

Les drakkars

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Réalisé par Jack Cardiff (1964). Toutes les informations sur ce film sur imdb

Les vikings passent à l’attaque, sur cette affiche française signée par Kerfyser, du film Les drakkars.

Le grand format et le petit format de l’affiche sont très proches sur le plan de la composition. En effet ces deux visuels partagent le même élément principal, le drakkar amiral de la flotte, dont la coque forme de façon originale, le titre du film. Il est intéressant de trouver les différences – qui ne sont pas toujours des détails – entre les deux dessins. On note par exemple les couleurs des rayures de la voilure, le symbole sur la voile absent dans ce visuel, le haut du mat et le drapeau, la proue et la poupe ainsi que la finesse dessin et les couleurs des soldats et des boucliers à l’intérieur de l’embarcation.

De plus, cette affiche représente en arrière plan, les autres bateaux de la flotte viking qui se détachent sur un ciel aux couleurs crépusculaires oranges et rouges, de mauvaises augures pour les futurs autochtones visités.

Enfin, quatre personnages sont représentés de façon très réaliste et en costumes en haut de l’affiche, dont en premier, la star Richard Widmark qui annonce ses partenaires à l’écran : Sidney Poitier – oscarisé la même année -, Russ Tamblyn, Rosanna Schiaffino, Oscar Homolka, Edward Judd, Lionel Jeffries, Beba Loncar, David Lodge, Alexander Knox et Clifford Evans.

Les drakkars

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Réalisé par Jack Cardiff (1964). Toutes les informations sur ce film sur imdb

Les drakkars attaquent doublement en Technicolor et Technirama et sont annoncés à grandes voiles déployées, sur cette affichette non signée !

L’élément principal qui attire l’œil affuté du spectateur avide d’aventures nordiques, est bien évidemment le drakkar central rempli de vikings sanguinaires et pressés de rencontrer la population d’autochtones, qui les attend avec une impatience et une envie on l’imagine partagée.

On peut remarquer une subtilité dans le titre liée à la forme caractéristique du bateau et détournée par l’affichiste pour former en poupe la première lettre L et en proue la dernière lettre le S. Le mouvement d’arrivée est représenté dynamiquement par une zone blanche qui part en perspective du fond à gauche et finie vers la droite en avant en s’évasant largement épousant ainsi la direction du drakkar.

Les couleurs dominantes sont le noir, qui tapisse le fond de la composition ainsi que les contours des formes et le blanc précédemment cité, mais on retrouve aussi du rouge dans les voiles, le drapeau et sur certains boucliers. Une dernière couleur, le bleu, vient compléter certains boucliers, le symbole de l’équipage qui trône au milieu de la voile et la tête de monstre sculptée sur la proue de l’embarcation de funeste augure.

Deux photos sont incrustées par un duo de couleurs noir et bleu, en haut et en bas pour présenter deux scènes particulières de l’intrigue haletante, servie par Richard Widmark, Sidney Poitier – Oscar du meilleur acteur principal la même année que la sortie de ce film, souligné par l’affichette 😉 -, Russ Tamblyn, Rosanna Schiaffino, Oscar Homolka, Edward Judd, Lionel Jeffries, Beba Loncar, David Lodge, Alexander Knox et Clifford Evans.

La légende de la panthère noire

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Réalisé par Jürgen Roland (1963). Toutes les informations sur ce film sur imdb

Mais où est passée la panthère noire de Ratana dans cette affiche signée par Mos?

Ce titre a de quoi intriguer le spectateur et a l’inciter à vouloir en savoir plus sur cette histoire de féline sombre. En deuxième lame, le dessin coloré envoûte par son dynamisme et le mouvement insufflé par le style des traits qui représentent la scène principale de la composition.

Ainsi la gifle donnée par l’homme au pistolet à droite, bouscule violemment – et pas de façon très gentleman – la jeune femme asiatique en robe rouge moulante à gauche, par un mouvement figé dans une représentation en fin de course lorsque la victime tombe en arrière comme flottante dans les airs.

Un jeu de rambardes métalliques et d’escaliers en pierre, amène notre regard à un deuxième plan où des asiatiques regardent la scène de loin d’un air grave et imperturbable, abrités sous leurs chapeaux traditionnels en paille coniques ou sans couvre-chef.

Enfin un visage impressionnant de sérieux et de détermination est incrusté en fond, éclairé par une lumière jaune inquiétante qui met en valeur ce personnage qui jouera indéniablement un grand rôle dans ce scénario servi par Brad Harris, John Cameron, Jerry Moore, Luciana Gilli, Dorothy (Dorothee) Parker, Carlo Tamberlani et Marianne Koch. A noter qu’on retrouve sur Internet, des noms d’acteurs différents par rapport à l’affiche : Heinz Drache, Horst Frank et Chris Howland certainement remplacés sur l’affiche par des noms d’artistes aux consonances plus américaines.

Cinq semaines en ballon

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Réalisé par Irwin Allen (1962). Toutes les informations sur ce film sur imdb

Voici une farandole bien joyeuse et hétéroclite représentée sur l’affiche du film Cinq semaine en ballon signée par Boris Grinsson.

Le parcours du regard du spectateur dans cette composition est clairement tracé en forme de U par une courbe qui part de l’élément principal, le ballon en haut à gauche, jusqu’au titre en haut à droite. Cet objet volant bien identifié prend le volume dû à son rang et arbore des rayures oranges et bleues du meilleur effet. A sa base une nacelle dorée avec une proue en forme de licorne est surmontée d’un étonnant dôme, qui assure la liaison entre la cabine et la zone de chauffe de l’air de la toile.

Une immense corde attachée à la nacelle sert d’amarres à ce vaisseau volant et serpente dans la partie inférieure de l’affiche jusqu’aux mains des personnages qui tirent gaiement ce lien physique et symbolique. Du singe accroché au filin au dessus de la mêlée, au lion qui termine fièrement la parade, tous les efforts des personnages dont un militaire en uniforme, un gentleman en smoking, une indienne en sari ou encore le cheik au keffieh noir et blanc concourent à rattraper avec une bonne humeur qui se lit par les sourires de certains visages, le ballon en route vers l’aventure.

Le burlesque de cette représentation découle du foisonnement de références culturelles dessinées et de leurs juxtapositions autour des clichés du voyage. On peut noter des détails comme le cactus piquant à souhait, qui sert d’appui au premier homme de la suite ou bien le palmier qui domine l’arrivée du lion dans le dos des protagonistes de l’histoire. Le scénario de ce film inspiré de l’œuvre de Jules Verne compte la participation de Red Buttons, Fabian, Barbara Eden, Cedric Hardwicke, Peter Lorre, Richard Haydn, Barbara Luna, Billy Gilbert et Herbert Marshall. Ne pas oublier le chimpanzé Chester qui a le droit à la place centrale de l’affiche.

L’épée enchantée

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Réalisé par Bert I. Gordon (1962). Toutes les informations sur ce film sur imdb

L’affichette pantalon non signée de l’épée enchantée emprunte les symboles les plus emblématiques de l’univers héroïque fantasy.

On retrouve ainsi au centre, le héros vêtu d’une cotte de maille légère et courte 😉 qui brandit fièrement une épée sculptée royale dont la lame étincelante, est illuminée comme animée par la puissance d’un éclair divin.

Lui font face, deux têtes de dragons cracheurs de flammes ainsi qu’un monstre humanoïde aux attributs qui le rapprochent de la famille des satyres. A ce bestiaire s’ajoutent des personnages qui menacent dans la partie en haut à droite, une belle damoiselle à la robe de gente-dame, et un chevalier arrêté par trois sbires de l’homme habillé en rouge qui domine la scène. La quête épique de l’histoire est symbolisée par la route escalier qui mène à un château fort impressionnant à la situation dominante au sommet d’une montagne baignée d’une lumière rouge maléfique.

La distribution créditée sur ce visuel, qui annonce 10 ans avant l’ambiance des illustrations de Donjons et dragons, comprend entres autres :

  • Basil Rathbone (connu pour son rôle de Sir Guy of Gisbourne dans les aventures de Robin des Bois de 1938)
  • Estelle Winwood
  • Gary Lockwood
  • Anne Helm
  • Liam Sullivan

Le glaive du conquérant

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Réalisé par Carlo Campogalliani (1961). Toutes les informations sur ce film sur imdb

Cette affiche signée par Ghirardi fleure bon le pillage violent et le massacre en règles d’une cité protégée pourtant par d’imposants remparts.

La horde de barbares sanguinaires qui déferle au premier plan, s’apprête à s’occuper – question administrative à n’en pas douter – de deux citoyennes fort élégantes qui sortaient légèrement vêtues sous le climat supposé doux de la région.

Au second plan, les combats font rage sur le mur d’enceinte mais il semble que l’issue soit à sens unique en faveur des pillards assoiffés de trésors de toutes sortes. Les flammes réelles ou fictives dans la scène représentée, que l’on aperçoit à travers la porte principale, témoignent de l’embrasement du conflit et du chaos qui s’abat sur la charmante bourgade, sous nos yeux ébahis.

Dans le ciel bleu-nuit, le visage de l’acteur Jack Palance termine en apothéose cette vision apocalyptique d’une lutte inégale et injuste, sous les traits inquiétants d’un homme au regard inquiet et résigné.

Eleonora Rossi Drago, Guy Madison, Carlo d’Angelo, Edy Vessel, Andrea Bosic, Ivan Palance et Vittorio Sanipoli complètent la distribution italo-internationale de ce film.

Le fascinant capitaine Clegg

1914

Réalisé par Peter Graham Scott (1962). Toutes les informations sur ce film sur imdb

L’affichette réalisée par Sinolaré est dans l’esprit aussi troublante que le personnage du capitaine Clegg est fascinant et trouble.

En effet, l’affichiste compose son œuvre d’un montage photos qui est inclus dans un décor quasi surnaturel et flottant, représentation picturale de brumes basses et de l’intérieur d’une caverne stylisée et découpée dans une montagne.

Le duo de personnages interprétés par Peter Cushing et Yvonne Romain, sont présents au premier plan et installent par l’expression de leur visage, l’ambiance trouble et inquiétante qui se dégage de l’affiche. Au second plan, le personnage du muet entravé au poteau par des cordes de marine, arbore une expression désespérée et tragique face à son destin, expliqué au spectateur sur la pancarte au dessus qui proclame :

Ainsi périssent ceux qui trahissent le Capitaine Clegg

Pour servir cette ambiance enfumée et morbide, Sinolaré utilise massivement une couleur grise à la tonalité très froide, qui s’applique aussi bien aux portraits photos en noir et blanc des acteurs qu’aux volutes de brumes et l’intérieur de la caverne. Cette basse température chromatique tranche avec la couleur du titre et du logo 50ème anniversaire de la Universal qui se détache par un jaune vif.

Patrick Allen, Michael Ripper, David Lodge, Jack MacGowran, Derek Francis et Oliver Reed vont graviter dans cette histoire fascinante et mystérieuse autour du personnage énigmatique du Capitaine Clegg.

Le serment de Robin des Bois

1892

Réalisé par Terence Fisher (1960). Toutes les informations sur ce film sur imdb

La fièvre moyenâgeuse de l’épopée mythique de Robin des Bois s’empare de la Hammer, au travers de cette affichette non signée.

Le shérif de Nottingham sous les traits de Peter Cushing n’a qu’à bien se tenir. Robin des Bois, campé par Richard Greene, va faire tout ce qui est en son pouvoir pour contrecarrer ses plans et conquérir le cœur de la ravissante Marian, jouée par Sarah Branch.

La composition de l’affichette est un montage photos précisément incorporé sur un fond rouge vif uni. Robin des Bois à droite brandit fièrement son épée de justice et est entouré d’un fin liseré noir, peint de façon irrégulière pour donner un effet de profondeur et de mouvement brute à la scène. On retrouve ce même entourage noir dans le titre incrusté au centre de la composition, qui joue la carte du contraste traditionnel en arborant une police de caractères blanche.

Le montage des photos de scènes du film en arrière plan, est savamment inclus dans un motif que l’on peut imaginer être une ferrure d’ancienne porte, constitué de deux parties horizontales travaillées et symétriques verticalement. On y représente des scènes du film qui annoncent le rythme rempli d’action et d’intrigues médiévales du scénario du film, dans la lignée des grandes productions hollywoodiennes sur le même thème des années 1930s. Terence Fisher pour la firme anglaise, suit les codes inhérents à ce genre si populaire et n’oublie donc pas le port du collant so sexy de circonstance pour son casting masculin dont Oliver Reed, Nigel Green, Jack Gwillim et Derren Nesbitt se souviendront longtemps 😉

À main armée

Réalisé par Jack Lee (1957). Toutes les informations sur ce film sur imdb

Cette magnifique affiche « avis de recherche » est signée par Jean Mascii.

La composition se construit autour d’une spirale visuelle dont le point de départ est l’en-tête de l’avis de recherche imprimée sur une affiche placardée, cornée en son coin.

Ensuite, quatre cowboys l’arme à la main, sont représentés en extérieur à côté d’une diligence à l’arrêt, dont on aperçoit notamment le toit et une roue. Au dessous, le titre exécuté avec une police de caractère grasse et jaune vif, est mis en valeur grâce un fort contraste avec le fond noir.

A suivre visuellement, la partie droite est entièrement occupée par le portrait en hauteur de l’acteur principal habillé en cowboy chapeauté. La précision des traits du dessin est supportée par l’utilisation de couleurs à fort contraste, pour représenter les ombres d’une scène à la lumière tamisée. L’attitude inquiétante du visage de l’acteur est centrée sur son regard perçant et grave qui fixe l’attention du spectateur.

En point de fuite, le portrait en haut à gauche d’une superbe femme à la longue chevelure brune, achève la composition et évoque un élément probable du scénario touchant à une histoire d’amour. Il est à noter que tous les personnages représentés sur cette affiche, regardent intensément dans la direction du spectateur comme pour lui indiquer qu’il est surveillé.

On retrouve ainsi quelques thématiques traditionnelles du Western comme l’argent, les combats armés et le désir amoureux incarnés en costume par Peter Finch, Ronald Lewis, Laurence Naismith, Maureen Swanson, David McCallum, Jill Ireland, Jean Anderson et Vincent Ball.

Le souffle sauvage

Réalisé par Hugo Fregonese (1953). Toutes les informations sur ce film sur imdb

Le mystère est entier concernant la signature de cette superbe affiche du Western nommé Le souffle sauvage. A supposer que les traits marrons qui se croisent à la gauche du titre sur fond jaune, constituent la signature de l’affichiste, il reste maintenant à déchiffrer les initiales qui y seraient représentées.

Le grain de finition des traits du dessin et l’utilisation de couleurs très vives, peuvent rappeler le style très reconnaissable de Constantin Belinsky, mais cela reste une supposition bien audacieuse. D’autant plus que l’incrustation d’une photo en bas de la composition, n’est pas du tout dans les habitudes du dessinateur.

Sherlock Holmes … à vos plumes si vous êtes inspirés pour démêler cette énigme de ce crime perpétué en 1953 😉

Qu’importe l’exécuteur, les hautes œuvres sont en action pour sublimer les trois stars Gary Cooper, Anthony Quinn et Barbara Stanwyck qui constituent les premières lignes, tant prisées de la distribution de ce Western qui comptent un peu plus bas, les noms de Ruth Roman et Ward Bond.

La conquête de l’Ouest

Réalisé par John Ford, Henry Hathaway, George Marshall et Richard Thorpe (1962). Toutes les informations sur ce film sur imdb

Cette affichette non signée est composée d’un dessin original en bas (dont l’indien à cheval avec son arc vers le haut est repris dans ) et de la galerie des photos de la distribution gigantesque des stars américaines du film :

  • Carroll Baker
  • Lee J. Cobb
  • Henry Fonda
  • Carolyn Jones
  • Karl Malden
  • Gregory Peck
  • George Peppard
  • Robert Preston
  • Debbie Reynolds
  • James Stewart
  • Eli Wallach
  • John Wayne
  • Richard Widmark
  • Russ Tamblyn

Un beau convoi de vedettes part conquérir l’ouest avec leurs différences en tous plans et en toutes croyances. Malgré celles-ci, ils se rejoignent autour de la défense du groupe au cours de cette quête de liberté qui les emmène d’aventures en aventures au gré de dangers de toutes sortes.

Le retour du fils du cheik

Réalisé par Mario Costa (1962). Toutes les informations sur ce film sur imdb

Cette superbe affiche qui nous plonge en plein milieu d’un combat acharné au sabre dans le désert du Moyen Orient, est signée par C. René.

Le premier plan représente avec moult détails, le duel au sommet déjà bien entamé, voir même sur la fin, entre deux combattants du désert aux sabres aiguisés et aux tenues princières de circonstance. Les habits sont hauts en couleurs et leur qualité nous donne un aperçu de la confrontation exceptionnelle, entre deux grandes figures reconnues de la région.

Pour ajouter de l’envergure à la scène, en arrière plan, une armée de guerriers à dos de chameaux, charge depuis une dune vers l’avant de la composition. L’effet donné par la perspective et le dégradé de détails entre le premier et l’arrière plan, se conjugue avec celui de flou, réalisé par l’adjonction de nuées de sable déplacées par la course effrénée des chameaux.

Cette superbe composition permet d’introduire avec un souffle épique, une distribution  qui comprend :

  • Gordon Scott
  • Cristina Gaioni
  • Moira Orfei
  • Jany Clair
  • Maria Grazia Spina
  • et la participation extraordinaire de Mitchell Gordon comme écrit sur l’affiche et qui est pour être exacte Gordon Mitchell, que l’on peut connaître en se remémorant la gueule du tueur charismatique dans le film Le coup du parapluie ) 😉